L’homme qui a rempli avec « Honneur et Fidélité » son contrat reste toute sa vie, qu’il le veuille ou non, « un légionnaire ».
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Là encore, c’est une des manifestations traditionnelles de la Légion que le public est à même de juger lors des cérémonies auxquelles la musique participe en France et parfois même à l’étranger. Le pas lent de défilé à rehaussé la célébrité du corps dans le monde entier. Source: Le grand livre des insignes de la Légion étrangère de Tibor Szecsko.
Formations musicales Clique,   batterie-fanfare   ou   harmonie   trouvent   leur   origine dans   les   toutes   premières   années   de   l’histoire   de   la   Légion, au    moins    depuis    1832.    La    qualité    des    prestations    des légionnaires   musiciens   est   devenue   très   vite   notoire;   il   n’y   a qu’à   lire   les   anciens   récits   pour   s’en   rendre   compte,   telle   la correspondance    du    futur    maréchal    de    Saint-Arnaud    qui évoque   les   valses   de   Strauss   que   lui   jouait   la   musique   de   la Légion, à Batna en 1850. L’importance    du    recrutement    allemand    et    austro-hongrois n’était   s’en   doute   pas   sans   incidence   sur   cet   état   de   choses. Jusqu’à   la   Seconde   Guerre   mondiale   exista   un   orchestre   à cordes qui connut la célébrité. 
Les instruments Quelques particularités sont à connaître. Les   tambours   se   portent   très   bas,   sur   le genou,   ce   qui   s’accorde   très   bien   avec   la lenteur du pas de défilé. Les   fifres   ,   que   la   Légion   est   la   seule   à utiliser,     est     un     héritage     des     troupes suisses   que   la   France   a   eu   à   son   service jusqu’en 1830. Quand   au   chapeau   chinois,   il   était   déjà en    usage    dans    la    garde    royale    de    la Restauration.
La marche de la Légion Plus   connue   sous   le   nom   de   «   Boudin   »,   en   raison   des   premières   paroles   du   refrain   (Tiens!   voilà   du   boudin),   son   origine   reste   mal   connue.   La   musique   en   a   été   composée sous   le   Second   Empire   par   le   chef   de   musique   du   régiment   étranger,   mais   était-ce   une   œuvre   originale   ou   la   reprise   de   mélodies   antérieures?   Était-ce   la   première   marche que   la   Légion   ait   eue?   En   tout   cas   cette   composition   est   passée   à   la   postérité,   émaillée   ultérieurement   de   quelques   modifications   de   détail.      Quand   aux   paroles,   elles   posent aussi quelques problèmes. Furent t-elles composées en même temps que la musique ou ajoutées par la suite? Dans   la   version   qui   a   subsisté   jusqu’à   nos   jours,   le   contenu   des   paroles   fait   allusion   à   des   événements   remontant   à   1870,   puis   à   la   période   qui   suit;   mais   celles-ci   ont   pu   être créées   en   plusieurs   fois.   Le   mot   «   boudin   »   lui-même   ne   rallie   pas   tous   les   suffrages   en   ce   qui   concerne   sa   signification   précise:   mets   culinaire   ou   pièce   d’équipement   (la couverture roulée en forme de boudin sur le havresac). Le garde-à-vous est de rigueur pour les légionnaires lors de son exécution, hors des défilés.
Refrains et marches particulièrs Si   le   «   le   boudin   »   est   la   marche   de   toute   la Légion,    les    divers    régiments    ont    eu    et    ont encore   leur   marche   particulière   ou   leur   refrain et   leur   sonnerie   distinctifs,   aux   paroles   parfois pas toujours académiques.
Le salut au Caïd Cette   sonnerie   salue   l’arrivée   du   chef   de   corps   ou   celle   de   l’officier   le   plus élevé   en   grade   dans   un   détachement,   en   même   temps   que   le   poste   de   police rend   les   honneurs   et   que   les   légionnaires   présents   se   mettent   au   garde-à- vous.    Elle    s’exécute    habituellement    au    clairon;    quand    les    tambours participent à ce rite, ils saluent de la main entre chaque roulement.
Le pas de défilé La   Légion   étrangère   défile   au   rythme   de   88   pas   à la    minute,    au    lieu    de    120    pour    la    majorité    de l’infanterie française. Bien   que   cette   règle   ne   semble   pas   remonter   avant 1945,   c’est   un   retour   aux   sources,   rappelant   le   pas majestueux    des    corps    de    troupe    de    l’Ancien Régime.
Salut au Caïd par la musique
Emblèmes, devises et couleurs Dès 1831, un drapeau fut accordé à la Légion étrangère. Le nombre d’emblèmes fut ensuite fonction du nombre de régiments. Réglementairement, ils portent depuis 1863 le nom de « Camerone », en souvenir du fait d’armes de la campagne du Mexique. La devise fut, à quelques rares exceptions près, « Valeur et Discipline » jusqu’en 1920. A compter de cette date, c’est l’inscription « Honneur et Fidélité » qui y est substituée. Pour des raisons évidentes, il ne pouvait être question d’adopter « Honneur et Patrie ». Dans les années 1930 prit corps le devise « Legio Patria Nostra », mais celle-ci reste à l’usage interne et ne se trouve pas inscrite sur les drapeaux ou étendards réglementaires. Traditionnellement les couleurs spécifiques de la Légion sont le vert et le rouge. Cette caractéristique est visible sur les fanions d’unités, où ces deux couleurs se côtoient selon une diagonale, le vert en principe du côté de la hampe. Là encore, les origines historiques de l’association de ces deux couleurs restent problématiques. La thèse la plus courante la fit remonter aux Suisses de la 2° Légion étrangère (1855-1856) dont l’uniforme à dominante verte mariait ces deux teintes. C’est, en tout cas, une décision officielle de 1915 qui attribue la couleur verte aux éléments spécifiques de l’uniforme en ce qui concerne la Légion.